Brainstorming

Le brainstorming ou remue-méninges, est une technique de résolution créative de problème sous la direction d'un animateur, un remue-méninges étant plus particulièrement une réunion informelle de collecte d'idées ou, pour les enfants, un casse-tête.


Catégories :

Psychologie sociale - Outil de gestion de projet - Outil de gestion des ressources humaines - Gestion des ressources humaines - Créativité

Définitions :

  • Technique de groupe visant à produire le maximum d'idées sur un thème donné, les participants s'interdisant tout d'abord de les critiquer; Phase d'idéation de cette méthode (source : fr.wiktionary)
  • méthode de recherche collective d'idées neuves. Elle sépare nettement la phase d'imagination, durant laquelle toute idée qui vient à l'esprit d'un membre du groupe est formulée, de la phase de sélection durant laquelle les idées précédentes sont critiquées et triées. (source : intellego)

Le brainstorming[1] ou remue-méninges[2], [3] est une technique de résolution créative de problème sous la direction d'un animateur, un remue-méninges étant plus particulièrement une réunion informelle de collecte d'idées ou, pour les enfants, un casse-tête. Cependant, en France et au Canada, le terme «remue-méninges» a été retenu comme terme équivalent à l'anglais «brainstorming»[4]. Le terme brainstorming sert à désigner aussi un jeu d'énigmes apparu à la fin des années 2000 sur internet[5].

La technique du brainstorming a été conçue en 1935 par Alex Osborn, vice-président de l'agence de publicité américaine BBDO. C'était à l'origine une méthode de réunion de groupe soigneusement préparée puis tout aussi soigneusement exploitée pour trouver un nombre important d'idées publicitaires et promotionnelles pour les clients et les clients potentiels de l'agence[6].

Origine

En 1953, la méthode est popularisé par Alex Faickney Osborn dans son ouvrage Applied Imagination. Selon Alex Faickney Osborn, un groupe peut doubler sa creativite en utilisant le Brainstorming. [7] Le terme de Brainstorming fait débat à l'Académie française pour son entrée dans le dictionnaire.

Principe

L'idée générale de la méthode est la récolte d'idées nombreuses et originales. Deux principes définissent le brainstorming : la suspension du jugement et la recherche la plus étendue envisageable. Ces deux principes se traduisent par quatre règles : ne pas critiquer, se laisser aller («freewheeling»), rebondir («hitchhike») sur les idées exprimées et chercher à obtenir le plus grand nombre d'idées envisageables[8].

Ainsi, les suggestions absurdes et fantaisistes sont admises durant la phase de production et de stimulation mutuelles. En effet, les participants ayant une certaine réserve peuvent alors être incités à s'exprimer, par la dynamique de la formule et les interventions de l'animateur. C'est pour amener à cet accouchement en toute quiétude que l'absence de critique, la suggestion d'idées sans aucun fondement réaliste, et le rythme, sont des éléments vitaux pour la réussite du processus. [réf.  nécessaire]

Méthode

– Constitution de l'équipe de travail, organisation de la réunion
– Débrider sa créativité en exprimant toutes ses idées sans réserve et sans autocensure
– Rebondir sur celles des autres et les perfectionner car la quantité d'idées est importante
– Ne jamais critiquer les idées des autres
Note : L'animateur de la réunion est le gardien des règles relationnelles du groupe
– Reformuler, classer, hiérarchiser les idées sous une forme synthétique comme, par exemple, sous la présentation d'une grille de décision

Efficacité

Le remue-méninges respectant les traditions vise à apporter des solutions à un problème donné grâce à un recoupement d'idées effectué par le groupe de travail. Des recherches empiriques sur l'efficacité de la technique apparaissent dès les années 1950, soit en comparant différentes procédures de travail en groupe, soit en comparant les idées produites par des groupes et par un nombre équivalent de participants œuvrant individuellement[9].

Ces recherches révèlent que le travail en groupe n'apporte aucun bénéfice en ce qui concerne le nombre ou l'originalité des idées générées. En effet, si on soumet un même problème à des sujets qui doivent chercher une solution individuellement (groupe dit «nominal») ainsi qu'à un groupe composé d'un nombre de membres égal aux sujets individuels, on constate que les sujets qui ont travaillé individuellement apportent (au total) plus de solutions originales et efficaces que le groupe[10].

Stasser[11] explique qu'il existe une perte de productivité liée au fait que les membres d'un groupe discutent en priorité des informations qu'ils ont en commun au lieu de chercher des solutions originales et qu'ils ont tendance à se censurer par peur du ridicule, des conflits ou de l'exclusion. Le tumulte qui règne pendant les séances de brainstorming crée aussi des interférences et risque de nuire à la production d'idées.

Tel que pratiqué généralement, le remue-méninges peut aider à resserrer les liens ou à s'amuser et par conséquent à avoir une fonction de renforcement de la cohésion du groupe, c'est-à-dire de team-building selon Bruce Tuckman.

Variétés de brainstorming

Un brainstorming peut avoir lieu de manière distante par messagerie instantanée, courriels ou Internet, à condition que les règles du jeu de la formule classique soient appliquées à la lettre. La force du brainstorming distant repose alors sur :
  1. l'abondance des échanges — pour peu qu'ils soient rapides —, qui permet aux ressorts de la synergie d'agir pleinement,
  2. le rapprochement simultané de personnes géographiquement ou alors culturellement éloignées.

Notes et références

  1. Le mot «brainstorming», emprunté à l'anglais, est courant en français. Osborn indique que ce nom, choisi par les participants à ses séances de travail en groupe, correspond spécifiquement bien à la technique dans la mesure où il s'agit d'attaquer (to storm en anglais) un problème à l'aide du cerveau (brain). Voir Your Creative Power, Charles Scribner's Son, New York, 1948, p. 265.
  2. La Délégation générale à la langue française ainsi qu'aux langues de France et l'Office québécois de la langue française recommandent l'usage du mot «remue-méninges». Voir le Glossaire informatique des termes publiés au Journal officiel par la Commission générale de terminologie et de néologie le 22 septembre 2000 et Entrée «Brainstorming» sur Grand dictionnaire terminologique, OQLF.
  3. Suite aux rectifications orthographiques de 1990, il est aussi accepté d'utiliser «remue-méninge» (sans le s final).
  4. Journal officiel du 22/09/2000, Entrée «Brainstorming» sur Grand dictionnaire terminologique, OQLF.
  5. brainstorming. mygoo. org
  6. Osborn, Alex Faickney (1940, 19635). Applied imagination : Principles and procedures of creative problem solving. New York, NY : Charles Scribner's Sons.
  7. Osborn, A. F. (1963) Applied imagination : Principles and procedures of creative problem solving (Third Revised Edition). New York, NY : Charles Scribner's Sons.
  8. Tudor Rickards, «Brainstorming» in Mark Runco et Steven Pritzker, Encyclopedia of Creativity, Vol 1 Æ-h, Academic Press, 1999, pp. 219-227.
  9. Paulus, P. B., Larey, T. S., & Dzindolet, M. T. (2001). Creativity in groups and teams. In M. Turner, Groups at work : Advances in theory and research (pp. 319–338). Hillsdale, NJ : Lawrence Erlbaum.
  10. Pour une liste d'expériences de ce type voir Diehl, M., & Strœbe, W. (1987). Productivity loss in brainstorming groups : Toward the solution of a riddle. Journal of Personality and Social Psychology, 53, 497–509 et Mullen, B., Johnson, C., & Salas, E. (1991). Productivity loss in brainstorming groups : A meta-analytic integration. Basic and Applied Social Psychology, 12, 3–24.
  11. Marshall Scott Poole & Andrea Hollingstead, Theories of Small Group, Sage, 2004. Il s'agit de la reprise de résultats expérimentaux obtenus en 1995.
  12. Isaksen, Scott G., Dorval, K. Brian & Donald J. Treffinger (2003). Résoudre les problèmes par la créativité : la méthode CPS. Paris : Éditions d'Organisation, p. 108-109, «Le brainstorming avec Post-It».
  13. Alan Barker, Alan (1997). Brainstorming : comment libérer votre créativité en 30 minutes, Les Éditions JV & DS; p. 47-71.
  14. Roger Fisher, William Ury & Irwin Patton, «Organiser une séance d'imagination (de solutions)», dans : Comment réussir une négociation (1982), Seuil, 1991, p. 99-105
  15. Isaksen, Scott G., Dorval, K. Brian & Donald J. Treffinger (2003). Résoudre les problèmes par la créativité : la méthode CPS. Paris : Éditions d'Organisation, p. 109-113, «Le brainstorming par écrit (Brainwriting

Liens externes

Voir aussi

Bibliographie sur le remue-méninges

Bibliographie sur le brainstorming

1940-1963

1963-1999

2000-2008

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"term "brainstorm."

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 28/10/2010.
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