Capital immatériel

Le capital immatériel est un élément sans substance physique et ayant une valeur positive pour l'organisation.


Catégories :

Gestion des ressources humaines - Théorie économique - Ingénierie des connaissances

Recherche sur Google Images :


Source image : inspirale.fr
Cette image est un résultat de recherche de Google Image. Elle est peut-être réduite par rapport à l'originale et/ou protégée par des droits d'auteur.

Page(s) en rapport avec ce sujet :

  • Normes IAS-IFRS et capital immatériel. Cette nouvelle réglementation européenne... valeur comptable de l'entreprise) entre les divers actifs identifia-... (source : editions-organisation)
  • Le capital immatériel et des liens pertinents sur la mesure de la performance et tableaux de bord de gestion pour l'entreprise : cours, articles, études, ... (source : manager-go)
  • Le capital immatériel se compose de l'ensemble des constituants de l'entreprise qui ont de la valeur mais qui ne figurent pas dans son bilan : les clients, ... (source : editions-eyrolles)

Le capital immatériel est un élément sans substance physique et ayant une valeur positive pour l'organisation.

Pour donner une connotation comptable au terme, il est envisageable d'utiliser la notion d'actif immatériel.
Les actifs intangibles sont alors des actifs immatériels qui ne sont pas forcément comptabilisables (c'est-à-dire difficilement identifiables).
Les actifs incorporels sont des actifs immatériels comptabilisables car identifiables par le prix d'acquisition (appelés immobilisations incorporelles constituées aussi par convention comptable du goodwill).

Le capital intellectuel notion de management et de microéconomie est intégré dans le concept de capital immatériel depuis une normalisation comptable de la Commission européenne et de l'OCDE.
Le capital cognitif propre à la société de la connaissance est l'équivalent du capital intellectuel au niveau macroéconomique.
Le "Uniform Commercial Code" aux États-Unis (Section 9-102 (a) (42) ) définit les "general intangibles" comme : "tout élément de patrimoine... autre que les comptes, les biens meubles, les réclamations sur des dommages commerciaux, les comptes de dépôt, les documents, les biens, les instruments, la propriété d'investissement, les droits à lettre de crédit, les lettres de crédit, l'argent, le pétrole, le gaz, ou d'autres minerais avant extraction. Le terme inclut les intangibles et le logiciel de paiement. "

Les comptes sociaux ne donnent qu'une image réductrice en cas d'évaluation d'entreprise pour la construction d'une stratégie d'entreprise. Pour en apprécier toute la richesse, il est essentiel de savoir analyser son capital immatériel.

Enjeux et histoire du concept de capital immatériel

Enjeux généraux du capital immatériel

Enjeux généraux du capital immatériel

L'actif immatériel est un concept qui sert à traiter des synergies qui peuvent naître des interactions au sein d'une organisation (entreprise, groupe d'individus... ).
Il est envisageable de distinguer 4 types de synergies :

L'actif immatériel permet aussi de représenter ce qui n'est pas de nature physique dont ce qui est identifiable (incorporel) et non identifiable (intangible).
Ainsi, l'entreprise peut distinguer la part identifiable et intangible. Le capital immatériel intangible est complexe à évaluer et par conséquent à optimiser. Il est par conséquent représentatif de la part difficilement optimisable du management de l'organisation. Le concept de capital immatériel intègre ainsi le concept de capital-savoir en gestion de la connaissance et cherche à prendre en compte aussi des synergies de l'organisation toujours plus intangibles liées par exemple à la culture d'entreprise et qui restent principales au niveau stratégique...

Enjeux généraux spécifiques au capital intellectuel

Des centaines de millions sont dépensés aussi chaque année par les entreprises en recherche et développement, ce qui engage le capital intellectuel des entreprises et de leurs partenaires. Pour protéger leurs efforts de recherche et développement (R&D), les entreprises se fondent le plus souvent sur des lois de propriété intellectuelle et des lois sur la concurrence déloyale. La tertiarisation de l'économie, augmentée par l'explosion des services liée à l'arrivée d'Internet, a mis en évidence un défaut structurel des normes comptables pour capter toute la valeur des synergies de l'entreprise. Selon plusieurs études, 75 à 90% de la capitalisation boursière des entreprises cotées est constituée par des actifs immatériels. Il n'y a plus de corrélation entre valeur de marché et valeur comptable, et ce fossé s'est irrémédiablement creusé. Le capital immatériel n'explique plus une simple variable d'ajustement, il est devenu le concept économique associé à la majeure partie de la valeur de l'entreprise : sa valeur immatérielle.

Le capital intellectuel peut rester un concept d'un usage général, surtout dans le cadre de la gestion du savoir, mais il tend aussi à se formaliser en indicateurs de gestion non financiers, par conséquent à être précisé, inventorié, normalisé et explicité dans les bilans annuels et finalement la communication financière de l'entreprise. Les investisseurs trouvent en effet dans ces données sur l'intangible un intérêt qui fait défaut aux austères états financiers.

Le Capital intellectuel correspond, concrètement, à la possession par l'organisation d'expertises, d'expériences, de technologies, de processus spécifiques, de compétences individuelles, qui représentent des synergies pour l'organisation et l'avantage concurrentiel de l'entreprise, qu'on retrouve non seulement dans les centres de recherche et développement, mais également, de plus en plus, dans l'ensemble des autres métiers de l'entreprise (marketing, achats, production, logistique, informatique... ).

Le capital de connaissances de l'entreprise peut se manifester sous forme de connaissance explicite ou de connaissance tacite. Le dispositif d'information représente la connaissance explicite de l'entreprise, le capital intellectuel étant plutôt la connaissance tacite des employés.

Histoire du concept de capital immatériel

En 1963, Theodore Schultz élabore[1] la notion de capital humain qui deviendra célèbre grâce aux travaux de Gary Becker en 1964[2].

En complément de l'inventaire de l'actif de nature matérielle (tangible), pris en compte habituellement dans le capital financier, le concept de capital intellectuel a émergé vers la fin du XXe siècle pour intégrer le développement des activités de service et l'importance croissante de l'information, qui ramènent au premier plan le facteur humain et la gestion des ressources humaines.

En 1986 interviewé dans l'Expansion (3 avril 1986) Bruno Bizalion indique que le capital des entreprises comporte aussi des éléments immatériels et a développé une méthode servant à valoriser ce potentiel immatériel

En 1992, Leif Edvinsson propose le terme de capital immatériel dans le cadre de ses recherches sur l'évolution des méthodes de gestion du groupe. Cinq ans plus tard, en collaboration avec Michæl Malone, il publiera le résultat de ses travaux[3]. Ils cherchent à identifier les richesses cachées de l'entreprise, soit tout ce qui lui sert à créer de la valeur et qu'on ne peut pas forcément déceler à la lecture de son bilan (toutes les valeurs des synergies de l'organisation ne sont pas représentées). Le capital immatériel est par conséquent associé par définition à la différence entre la valeur réelle, ou de marché, de l'entreprise et sa valeur comptable (voir l'évaluation d'entreprise).

En France, les études développées sur le capital immatériel semblent reposer sur les objectifs du conseil européen de Lisbonne (2000). Or il se trouve que le conseil européen de Göteborg (2001) a fixé des objectifs de développement durable à l'économie de la connaissance. Il semble que ces objectifs ne soient pas encore intégrés dans l'analyse. D'autre part, les métadonnées devraient être prises en compte dans ces démarches, avec l'organisation de registres de métadonnées publics, pour structurer le capital immatériel des administrations, des pôles de compétitivité, et des entreprises. Le CIGREF a fait une étude en 2006 sur l'évaluation du capital immatériel constitué par le dispositif d'information. La subdivision adoptée par le CIGREF est celle de l'IFAC (humain, relationnel, organisationnel).

En Europe, suite à des projets crises génèrés par le passage informatique à l'an 2000 ainsi qu'à l'euro, par l'explosion de la bulle internet en 2000, on a ressenti l'obligation d'évaluer de façon plus rigoureuse le capital de l'entreprise, en prenant en compte d'une façon normalisée le capital intellectuel.

Différents travaux menés depuis une dizaine d'années par la Banque mondiale, l'OCDE, et la Commission européenne ont conduit à une normalisation comptable du capital intellectuel, nommé désormais capital immatériel.

Evaluation des caractéristiques du capital immatériel

Il est utile de segmenter le capital immatériel de telle façon à pouvoir envisager la création d'indicateurs de performance pour tenter de lier la pratique avec la théorie des organisations.

L'organisation peut ainsi être segmentée pour responsabiliser soit par services de la gestion de la qualité (logistique, gestion des ressources humaines, direction du dispositif d'information) soit par une approche sociologique[4] qui est par exemple en :

Il faut ensuite choisir des étalons de mesure (comme ceux des normes IFAC[5]) servant à convenir d'indicateurs détectants les synergies entre ces segments qui sont :

° Le capital ancienneté

Il faudra veiller à ne pas appliquer de formule toutes faites et au contraire d'adapter l'analyse au positionnement de l'entreprise (déterminé par la segmentation marketing ou par les DAS).

Le tableau suivant montre la distinction d'analyse du capital immatériel suivant les indicateurs recherchés. L'analyse statique pourra être dépassée par une analyse dynamique à des fins stratégiques par une comparaison entre les immobilisations incorporelles en comptabilité et sa valeur d'opportunité (c'est-à-dire la valeur de marché (juste valeur) plus ou moins l'impact des asymétries d'information). L'analyse dynamique est parfois utilisée pour comparer différents scénarios relatifs à la stratégie de l'entreprise. Il est envisageable d'utiliser une méthode globale qui sera utile en analyse financière ou une approche partant directement des immobilisations incorporelles à des fins de création d'indicateurs pour l'évaluation de l'organisation (gestion de la qualité dont logistique, gestion des ressources humaines et informatique décisionnelle).

Valeur d'opportunité (1) Valeur comptable (2) Ecart (intérêt stratégique d'agir)  : (1) - (2)
Capital immatériel de l'entreprise immobilisations incorporelles (dont goodwill) Gain de synergies-Coûts cachés
Valeur de marché de l'entreprise Actif net comptable Surplus de valeur
Analyse cartographique statique Analyse comptable Analyse dynamique

Pour évaluer l'impact des synergies sur l'organisation lors d'une prise de décision, il sera par conséquent envisageable de réaliser soit une analyse statique le plus souvent par audit externe, soit une analyse dynamique par audit interne (si l'entreprise peut détacher du personnel à cette tâche).

Analyse statique du capital immatériel (une valeur à un moment)

Étapes de la cartographie statique

Il est en premier lieu envisageable de distinguer trois catégories d'indicateurs, ceux qui sont :
- Généraux à l'ensemble des entreprises ;
- Spécifiques à un secteur d'activité ;
- Spécifiques à l'entreprise étudiée.

A chaque segment de l'organisation, il faudra déterminer les étalons de valeur et indicateurs utiles.

Une méthode de rating (notation) sur une échelle à six niveaux peut permettre enfin par exemple d'obtenir une appréciation assez fine. Le capital immatériel ainsi qualifié peut ensuite faire l'objet d'un suivi en vue de son amélioration.

Principaux étalons de mesure de la cartographie statique

L'analyse statique doit couvrir beaucoup le spectre d'analyse du concept de capital immatériel. Il est envisageable de réaliser un audit externe (un audit interne pourrait être réalisé par un contrôleur de gestion) qui analyse l'entreprise avec l'utilisation d'étalons de valeur qui peuvent être les suivants :

- Le capital humain
Compétences, connaissances, savoir-faire, expériences des employés et des décideurs de l'organisation
- Le capital client
Capacité de la structure à promouvoir le développement d'initiatives, par la prise en compte de nouvelles attentes, la reconnaissance d'idées nouvelles, de concepts, et d'outils adaptés,
- Le capital structurel
C'est la totalité des outils et techniques de groupware mis en œuvre pour contribuer au partage des informations et connaissances de l'organisation, orienté moyen comparé au capital structurel.
- Le capital d'innovation
C'est la totalité des éléments qui autorisent l'organisation d'innover : brevets, marque, droits d'exploitation, talents en matière de publication, de conférences, ...
- Le capital processus
c'est la totalité des processus appliqués au sein de l'organisation qui accroissent sa qualité et sa productivité. Ces processus peuvent être liés à des informations structurées ou non structurées. La certification ISO et la pertinence des normes appliquées dans l'entreprise accroissent le capital processus de l'entreprise.


1. Le Capital humain : Il s'agit principalement d'un étalon de valeur qui permet d'apprécier la qualité et le potentiel des hommes, et d'évaluer leurs connaissances. Dans la perspective d'une transaction, la capacité de l'entreprise à matérialiser ces connaissances, par conséquent à pouvoir les transmettre, influera positivement sur la valorisation de l'entreprise. A l'inverse, la présence d'hommes clés détenant seuls une partie du savoir faire de l'entreprise affaiblira cette valorisation, tout comme un fort «intuitu personæ» du Chef d'entreprise.

- Capacités individuelles
- Connaissances
- Compétences,
- Expérience
- Savoir-faire
- Motivation,
- Tâches

2. Le capital relationnel : Cette composante est le pendant qualitatif de l'activité. Elle sert à distinguer entre deux sociétés réalisant le même chiffre d'affaires, celle qui créera le plus de valeur à l'avenir. La capacité à fidéliser ses clients, la récurrence du CA, la force d'un modèle d'entreprise, sont tout autant de facteurs clés d'amélioration de la valorisation. Dans le cadre d'une transaction, le risque lié à la perte d'un client prépondérant sera spécifiquement étudié.

- clients,
- communauté,
- fournisseurs,
- investisseurs,
- partenaires.

3. Le capital structurel. Lien naturel entre les hommes et les clients, les produits peuvent être l'élément principal de la valeur d'une entreprise. C'est spécifiquement le cas pour les jeunes entreprises ou les plus innovantes. Lors d'une transaction la capacité des produits à générer des ventes croisées avec ceux de l'acquéreur sera un critère clé.

- Capital processus, (structure de l'information, base de données, flux d'information, flux de produits et services, flux financier, formes de coopération, processus stratégique)
- Capital renouvellement et développement, (Image de marque, spécialisation, processus de production, nouveaux concepts, nouvelles formes de coopération, concept/modèle, documents, culture, innovation, copyright, TIC, brevets.


4 Selon EFC Entreprises Familiales Centenaires, il existe également un auatre élément à intégrer dans la valeur de l'entreprise , le " capital ancienneté" 

- Le capital ancienneté Dans certains secteurs respectant les traditions, l'ancienneté est un élément extrêmement sécurisant. Le recours à un terme " depuis", " créé", "fondé" suivi d'une date, vise à capitaliser sur ce volet respectant les traditions. Cette référence permet une différenciation concurrentielle et une valorisation de l'offre. en France près de 4000 entreprises et produits font référence à une date (source www efc-centenaires. fr). Plus la date est ancienne plus elle est porteuse de valeurs qui la rendent unique.


Analyse dynamique du capital immatériel (une valeur dans le temps)

Principes de l'analyse dynamique

Une entreprise ne peut être réduite à une addition d'actifs. La richesse de l'entreprise tient aussi dans sa capacité à les perfectionner, à les faire interagir pour qu'ils se nourrissent les uns les autres. Assurer une bonne dynamique entre les composantes du capital immatériel relève de l'organisation.

La recherche des indicateurs dynamiques propres à apprécier l'organisation pour la stratégie se fait à trois niveaux :
- premièrement les indicateurs qui témoignent de la qualité intrinsèque de l'organisation
- deuxièmement les indicateurs qui analysent sa capacité à perfectionner la qualité des autres composantes du capital immatériel
- enfin les indicateurs qui évaluent les interactions entre les composantes.

A titre d'exemple la qualité de l'organisation sera analysée par : le niveau d'informatisation, la cohérence et l'interopérabilité des différents logiciels ou encore la lourdeur éventuelle de la structure administrative. Au second niveau, l'étude passera par l'outil de CRM, le réseau commercial, les programmes de fidélisation (Clients)  ; le budget de R&D, les investissements et partenariats technologiques (Produits)  ; le budget formation, l'outil de Knowledge Management (Hommes). Enfin concernant l'analyse des interactions, les indicateurs seront par exemple les politiques de veille (techno, concurrentielle, stratégique), la mesure de la satisfaction des clients envers les produits et les collaborateurs, les supports d'information pour les clients (newsletter, Extranet…).

Principes de l'audit dynamique du capital immatériel utile à la stratégie

Comme pour l'audit statique, il est indispensable tout d'abord d'opérer une segmentation de l'organisation et de choisir des étalons de valeur pour créer une liste d'indicateurs pertinents avec la stratégie d'entreprise.

Un point important à retenir est qu'un gros travail est déjà réalisé par les services que sont le service marketing et comptable/financier. Les indicateurs organisationnels doivent pour être utiles dépasser par exemple les informations apportées par la comptabilité. Ce que doit déterminer l'indicateur est le gain des synergies apporte par l'actif intangible (ou plus exactement la différence entre les gains de synergie et les coûts cachés). Ce n'est pas la valeur de l'intangible qu'il faut calculer, mais le gain qu'il procure car la finance et le marketing privilégie une approche prévisionnelle orientée vers l'avenir (pour spéculer ou vendre plus).

Un deuxième point important est qu'une segmentation de l'organisation pour déterminer le capital immatériel doit tenir compte de la segmentation utilisée par la stratégie marketing. En effet, ce sont bien les ventes qui structurent les activités de l'entreprise et par conséquent à priori son organisation (il faut néanmoins en particulier analyser les synergies transversales au sein de cette organisation par exemple avec un tableau de variables croisées).

Enfin, il ne faut pas perdre de vue que l'objectif de ce calcul est assez subjectif. Il faut par conséquent privilégier la pondération dans la décision stratégique des indicateurs objectifs et surtout les indicateurs de couverture de frais fixes par les ventes (marge sur coût variable et seuil de rentabilité).

Indicateurs dynamiques d'évaluation du capital immatériel

Il faut par conséquent créer des indicateurs organisationnels relatif au positionnement stratégique (et marketing si envisageable) et évaluer l'impact des synergies sur l'organisation, c'est-à-dire sur :
- La structure physique, qui tombe sous la responsabilité de la logistique, le marketing...
- La technologie, sous la responsabilité de la direction du système d'information, la production...
- La structure sociale, sous la responsabilité de la gestion des ressources humaines...
- La culture d'entreprise, sous la responsabilité de la gestion des ressources humaines...

L'étalon de mesure de l'actif immatériel pourra comme pour l'analyse statique être (selon l'IFAC)  :
- Le capital humain
- Le capital relationnel
- Le capital structurel

Les méthodes de mesure suivantes peuvent être adoptées :
- Gains tangibles et mesurables (dont goodwill par convention)  : obtenus par la comptabilité
- Gains intangibles et mesurables : il est envisageable de définir une mesure (nombre de dossiers traités, ... )
- Gains tangibles et non mesurables, il est envisageable de mettre en place un tableau de bord prospectif.
- Gains intangibles et non mesurables, il est envisageable de définir des moyens de mesure qualitatifs : ambiance dans l'entreprise...

Autres aspects du capital immatériel

Impacts économiques au niveau des États

En France

Deux rapports récents publiés en France illustrent l'impact du capital immatériel au niveau des États et de la souveraineté :
-le rapport de la Cour des comptes de juin 2006, faisant état de la première mise en œuvre de la LOLF,
-le rapport Lévy-Jouyet sur l'économie de l'immatériel, remis au ministre des finances Thierry Breton le 4 décembre 2006.

De ces réflexions est née l'APIE (Agence du patrimoine immatériel de l'État) qui confirme tout l'intérêt qu'a l'Etat français pour commencer, en attendant les collectivités locales, à valoriser son propre patrimoine immatériel selon la lettre de mission qui a été définie par une circulaire du 18/04/2007. Cette mission légère devrait intéresser financièrement les administrations les plus convaincues dès 2007 jusqu'en 2009. Un bilan pourra être tiré alors sur cet engagement. Une trace budgétaire de cette valorisation sera bientôt envisageable grâce à un décret du 10 février 2009

Impacts sur la gestion des hommes et des entreprises

La valorisation du capital immatériel repose principalement sur la valorisation des hommes qui concourent au capital collectif immatériel de l'organisation. La politique des ressources humaines qui facilite cette créativité est le terreau de l'enracinement d'une créativité partagée entre les salariés, mais également et en particulier entre les salariés et leur employeur dans un intérêt mutuel bien compris. Souplesse des horaires, des lieux de travail, liberté de ton, remise en cause des acquis, formation, échanges informels, chaque organisation peut secréter sa culture de création de valeur immatérielle dont le capital doit être valorisé, bonifié et renouvelé comme une ressource rare et fragile.

Impacts juridiques

Article détaillé : Patrimoine immatériel.


Notes et références

  1. Theodore Schultz The economic value of education, 1963
  2. Gary Becker, Human capital, 1964
  3. Leif Edvinson et Michæl Malone, Intellectual Capital : Realizing Your Company's True Value by Finding Its Hidden Brainpower, Collins 1997
  4. Mary Jo Hatch, Organization Theory. Modern Symbolic and Postmodern Perspectives, 1997
  5. International Federation of Accountants, «Intellectual Capital», 1997

Voir aussi

Liens externes

° (http ://www. efc-centenaires. fr

Bibliographie

(prix spécial du jury du meilleur livre d'économie du Prix TURGOT)


Recherche sur Amazone (livres) :



Principaux mots-clés de cette page : capital - immatériel - entreprise - valeur - organisation - analyse - indicateurs - actif - gestion - information - concept - synergies - envisageable - intangibles - comptable - intellectuel - comptes - capacité - 2006 - dynamique - connaissance - structure - conséquent - études - étalons - statique - client - services - processus - humain -

Ce texte est issu de l'encyclopédie Wikipedia. Vous pouvez consulter sa version originale dans cette encyclopédie à l'adresse http://fr.wikipedia.org/wiki/Capital_immat%C3%A9riel.
Voir la liste des contributeurs.
La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 28/10/2010.
Ce texte est disponible sous les termes de la licence de documentation libre GNU (GFDL).
La liste des définitions proposées en tête de page est une sélection parmi les résultats obtenus à l'aide de la commande "define:" de Google.
Cette page fait partie du projet Wikibis.
Accueil Recherche Aller au contenuDébut page
ContactContact ImprimerImprimer liens d'évitement et raccourcis clavierAccessibilité
Aller au menu