La non directivité

La non directivité est une méthode psychopédagogique mise au point par le psychologue humaniste américain Carl Rogers. Son approche spécifique centrée sur la personne repose sur la qualité des interactions se développant entre le thérapeute ou l'enseignant...


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Psychologie sociale - Pédagogie active - Sociologie du travail - Gestion des ressources humaines

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  • L'Ecole met surtout en lumière la crise que connaît la relation.... La non- directivité est une notion ambiguë et dont Carl ROGERS lui-même a appris à se méfier, ... Le fait de faire confiance au groupe -classe et de laisser entendre, ... (source : jeandaniel.rohart.free)
  • Cependant, la non-directivité est définie par Rogers, dès ces années-là, ...... Si nous allons plus loin, nous nous apercevons que la relation entre l'acte et .... dans le groupe, sur le lieu du travail de formation ou de thérapie.... (source : barbier-rd.nom)
  • réunions planifiées pour l'ensemble des membres d'un groupe de travail, ... 1942 par Carl Rogers, psychologue ayant une pratique dans les domaines de la... institutions éducatives, l'objectif de la non-directivité est de "développer l'autonomie et la... de découvrir des relations entre les réseaux de communication et le ... (source : soc.ulaval)

La non directivité est une méthode psychopédagogique mise au point par le psychologue humaniste américain Carl Rogers. Son approche spécifique centrée sur la personne repose sur la qualité des interactions se développant entre le thérapeute ou l'enseignant et son interlocuteur.

Elle s'appuie principalement sur les notions d'écoute empathique, de relation d'authenticité et d'absence de jugement entre les personnes.

Présentation

Le psychosociologue américain Carl Rogers a beaucoup influencé la façon de concevoir les relations humaines dans le domaine thérapeutique qui était son principal champ d'application mais également dans l'ensemble des domaines où la psychosociologie joue un rôle important. Il a marqué de son empreinte les évolutions des thérapeutes, des pédagogues et aussi plus largementles relations entre managers et collaborateurs, entre les membres d'un groupe de travail.

Dans ce qu'il nomme «la relation de face à face», Rogers fait remarquer que, pour initier un véritable dialogue, les locuteurs doivent en premier lieu se situer sur le même canal, c'est-à-dire se comprendre pour éviter que leur communication soit brouillée (monologue ou dialogue de sourds)

Son domaine d'investigation est par conséquent en premier lieu la communication, la façon dont elle s'élabore, fréquemment de façon inconsciente, et le réseau de communication utilisé.

Coopération et dialogue

Principe de la communication

Il existe plusieurs niveaux de coopération active pour établir un dialogue :

- Respecter les conditions matérielles d'une bonne écoute, dans le langage utilisé : éviter les termes techniques, toute phraséologie que l'autre ne comprendrait pas, rester clair et simple dans son élocution et éviter tout effet inapproprié (monter le ton, parler pour soi-même, "dans sa barbe"...

- Avoir une gestuelle adaptée qui n'est pas susceptible de gêner l'autre : jouer avec des objets, prendre des attitudes, des mimiques complexes à interpréter. Rogers constate que énormément des échecs de la communication proviennent des interprétations négatives de l'autre à qui on prête des a priori négatifs, des objectifs cachés.

Rogers a constaté les effets pervers, dévastateurs des accusations sous-jacentes de manipulations, les idées faites, les intentions prêtées à l'autre qui entraîne dans un cercle vicieux, ou alors dans des relations perverses qui hypothèques la relation et mène à l'échec.

- Se cadrer sur le mode de communication de son interlocuteur, avoir une attitude de coopération, d'accord direct, une sympathie active que Carl Rogers nomme l'empathie, avec l'objectif de mettre en confiance la personne, de l'accompagner et de l'aider ainsi à s'exprimer.

- Avoir une écoute active, faire savoir à l'autre par des gestes simples, par le regard, par l'ensemble des canaux des sens qu'on possède, qu'on l'écoute vraiment et qu'on comprend ce qu'il veut dire, qu'on comprend sa position, ses difficultés, tout ce qui sert à faire savoir à l'autre qu'on le reconnaît comme un partenaire à part entière.

- C'est l'osmose entre ces deux attitudes, dans l'écoute autant que dans l'intervention, dans la prise de parole, l'interaction qui en découle que Rogers nomme la congruence.

L'essentiel est de valoriser son interlocuteur par le geste, la parole et l'écoute, le reconnaître comme son identique, son égal et satisfaire ainsi son besoin de reconnaissance, son égo. Comme l'a montré Harold J. Leavitt dans ses expériences, tout dans le comportement participe à la communication, renseigne l'autre sur notre volonté de dialogue. Leavitt prenait l'exemple d'un participant qui devait reproduire une figure géométrique en recevant des directives de quelqu'un qui le regardait puis ensuite lui tournait le dos, qui pouvait ou non poser des questions. Et le désarroi du dessinateur qui ne pouvait dans le cas limite ni voir son interlocuteur ni lui poser des questions. De là s'explique l'importance que donne Rogers à la communication non verbale. D'où aussi l'importance de la compréhension – saisir la pensée de l'autre dans toute sa complexité, l'obliger à préciser ce qui n'est pas suffisament clair - par des "reformulations" successives qui permettent de bien cerner les nuances de son raisonnement.

On évite les incompréhensions, les jugements à l'emporte-pièce et les procès d'intention en utilisant des reformulations-types qui permettent de fixer les choses : «si je vous ai bien compris... pouvons-nous en conclure que...» Chaque phase, chaque moment de la discussion est ainsi verbalisé avant de poursuivre ou d'approfondir. L'accent est mis sur l'importance de l'utilisation dynamique des canaux sensoriels, repris par des pratique comme la PNL, qui oblige chacun à un effort de clarification, sert à se mettre à la portée de l'autre, être sur la même longueur d'onde, en phase avec lui comme les pignons d'un mécanisme qui doivent s'emboîter au bon moment.

L'entretien semi-directif

Ces pré requis rodgériens ont été intégrés dans la méthode nommée «entretien semi-directif» qui repose pour tout animateur sur une intervention qui module la non directivité selon les moments d'un entretien ou d'une réunion.

- Une attitude directive sur le fond : les objectifs non négociables qui sont annoncés et répétés, la façon dont l'entrevue ou la réunion doit se dérouler, les objectifs qui lui sont propres (prendre une décision de répartition des tâches avant la fin de la réunion par exemple, et conséquence d'un échec)  ;

- Une attitude non directive sur la forme : les objectifs négociables (définition, délais, quantification) et la façon de les atteindre, les moyens mis à disposition, les modalités à prévoir (normes de quantité et de qualité, outils de prévision, de contrôle et de suivi).

L'animation non directive

La non directivité

Ce type d'intervention est en particulier utilisé pour l'animation de groupes de travail, de recherche ou de projet qui ont reçu une large latitude d'organisation. On parle alors de groupe de base ou de groupe ouvert. Dans ce cas, l'enseignant-animateur intervient autant sur le contenu que sur le fonctionnement du groupe.

Sur le contenu, formation et information doivent venir en priorité du groupe, des interactions qui lui permettent d'échanger, de mettre en commun les connaissances personnelles (auto-formation), l'animateur étant là pour réguler les échanges, indiquer les pistes de recherches, la documentation disponible et si indispensable pour recadrer les objectifs.

Sur le fonctionnement du groupe, l'animateur utilise couramment l'effet-miroir, c'est-à-dire renvoie au groupe les difficultés rencontrées qu'il n'ose pas aborder –soit qu'il ne s'en croit pas capable (sentiment d'échec), soit qu'il craigne de mettre en cause l'équilibre atteint (sentiment de conformité).

Le rôle de l'animateur non directif consiste à laisser au groupe le maximum d'initiatives (en fonction de sa maturation) en procédant par questionnements successifs, à prendre de la distance pour s'impliquer au minimum et éviter ainsi les effets projectifs (renvoyer sur le groupe sa propre affectivité).

Bibliographie

——. Carl Rogers et la non-directivité dans Information psychologique (Bruxelles), no 48, 1972

Références


Liens externes

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