Sociologie du travail

La sociologie du travail est une branche de la sociologie. Georges Friedmann la définit ainsi : «L'étude, sous leurs divers aspects, de l'ensemble des collectivités qui se forment à l'occasion du travail».


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La sociologie du travail est une branche de la sociologie. Georges Friedmann[1] la définit ainsi : «L'étude, sous leurs divers aspects, de l'ensemble des collectivités qui se forment à l'occasion du travail».

Objet et méthodes de la sociologie du travail

La sociologie du travail a pour but de questionner les rapports que tissent les hommes et les femmes en milieu de travail, en partant du postulat que ces rapports sont multiples, complexes, et concernent à la fois le temps du travail et le temps hors travail, le "dedans" et le "dehors" de l'entreprise, de l'atelier, du lieu de travail.

Le "dedans" se déploie autour de l'ambiance de travail, des subjectivités au travail (plaisirs et souffrances ; tensions et harmonies... ), des modes de gouvernance, des styles de management ou des types de commandement, etc. En jeu sont les conflits, les modes de résistances, les façons effectives d'organiser le travail dans l'atelier fréquemment de façon informelle et opératoire, les pratiques de travail, les tours de main, le rapport quelquefois ambigu de l'humain à son poste de travail, les modes d'apprentissages et de qualification, la qualification du travailleur et la qualification du poste de travail...

Le "dehors" se rapporte aux incidences du travail sur la vie familiale, les loisirs ou les identités sociales conçues comme cœxtensives des identités professionnelles (cf. Claude Dubar). Cette dernière dimension interroge aussi les rapports du milieu de travail avec son environnement local, c'est-à-dire la cité, chère aux philosophes grecs.

Historique de la discipline

L'objet et les méthodes de la sociologie du travail ont évolué depuis les premiers travaux sur le labeur humain. On peut distinguer deux périodes.

Du XIXème siècle à la seconde guerre mondiale

Cette période est marquée, d'une part, par la prédominance des études théoriques (hormis quelques cas spécifiques, comme les travaux de Le Play), d'autre part, par une attention spécifique portée au dispositif industriel naissant, sur le mode d'organisation du travail et sur les conflits génèrés par la division du travail et la répartition des ressources issues du travail.

Ce sont alors les sociologues «fondateurs» qui vont poser les jalons de la disciplines, fréquemment, en étroite relation (et quelquefois en opposition) avec l'économie politique. Karl Marx, par exemple, théorise de façon systématique, dès 1871, les rapports entre capital et travail, montrant comment le capital soumet le travail à travers des rapports de production. Émile Durkheim approfondi en 1893, dans sa thèse de doctorat, la notion de division du travail, s'opposant aux travaux de l'économie politique sur le sujet. Pierre Naville entame ses premières études de l'automation et des formes modernes de la société industrielle. Un auteur comme Gabriel Tarde, quant à lui, développe dès la fin du XIXème siècle une réflexion sur les relations entre travail et loisir, et sur l'importance de l'invention et de l'innovation dans la production humaine.

Durant toute cette période, il faut bien souligner que la sociologie du travail n'est pas constitué en champ de recherche différent, ni au niveau de son objet et de ses méthodes, qui se confondent avec ceux de la sociologie générale ou avec ceux d'autres disciplines (surtout la philosophie), ni au niveau institutionnel, où elle n'a pas encore acquis une position différenciée.

Des années 1940-50 à actuellement

Trois nouveaux traits caractérisent la sociologie du travail à partir des années 1940-50.

Plusieurs facteurs permettent peut-être d'expliquer cette évolution de la sociologie du travail.

Néanmoins, il faut préciser ici que ces transformations de la discipline, postérieures aux années 1940, s'inscrivent dans la continuité de celles de la période précédente. A titre d'exemple, les recherches sur le terrain ont en réalité commencé de façon assez systématique dans les années 1920-30 aux États-Unis. L'objectif était alors de perfectionner la productivité du travail[3] à l'heure de l'organisation scientifique du travail (cf. Frederick Winslow Taylor) et de la mise au point de stratégies managériales dans les entreprises. De même, si les principes méthodologiques de la recherche-action sont posés dès les années 1930-40 par Kurt Lewin, en réalité, la sociologie marxiste était dès le XIXème siècle, favorable aux interventions de terrain, même si c'était dans une direction bien spécifique. Si rupture il y a, elle concerne par conséquent davantage les finalités, la méthode et en particulier, la position institutionnelle de la sociologie du travail.

Voir aussi

Liens externes

Notes

  1. Georges Friedmann, Pierre Naville, Traité de sociologie du travail, Paris : Armand Colin, 1970, 3e édition, tome 1 : 467 pages, tome 2 : pages.
  2. Simone Weil livre par exemple dès les années 1940 une des premières enquêtes de terrain sur le milieu ouvrier
  3. On retient généralement les travaux de l'équipe d'Elton Mayo qui expérimenta à la General Electric Co. à Hawthorne de 1924 à 1932 (cité dans Marcelle Stroobants, Sociologie du travail , Paris, Nathan, 1995, 126 p. )

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